Le parti d'Aristide écarté des législatives de
février en Haïti
Posté le: jeudi 26 novembre 2009 |
PORT-AU-PRINCE,(REUTERS).-Le parti
politique de l'ancien président haïtien
Jean-Bertrand Aristide s'est vu
interdire toute participation aux
élections législatives programmées le 28
février, ont annoncé des responsables
électoraux.
Cette décision a aussitôt été dénoncée
par Aristide. Ce dernier, exilé en
Afrique du Sud depuis son renversement
en 2004, a demandé si les autorités
électorales haïtiennes tentaient "d'organiser
une élection ou de faire une sélection".
Ancien prêtre catholique, Jean-Bertrand
Aristide est devenu en 1991 le premier
président démocratiquement élu du pays.
Il a été à nouveau élu en 2000. Son
parti, la Famille Lavalas, est toujours
considéré comme la structure politique
la plus populaire du pays."Le parti La
Famille Lavalas ne sera pas autorisé à
participer aux prochaines élections, car
les conseillers juridiques de la
commission électorale ont estimé qu'il
ne répondait pas à tous les critères
légaux", a déclaré mercredi aux radios
nationales le président de la
commission, Gaillot Dorsainvil.Il n'a
toutefois pas précisé à quelles
exigences le parti d'Aristide ne
satisfaisait pas.
Des sources internes à la commission
électorale ont indiqué à Reuters que
cette décision était motivée par des
soupçons sur l'authenticité de la
signature d'une lettre, faxée par
Aristide, autorisant ses représentants
locaux à enregistrer la candidature du
parti.Les élections de février porteront
sur 98 des 99 sièges du parlement, ainsi
que sur dix des trente mandats de
sénateurs. Le dernier poste de député
sera attribué lors d'un scrutin
ultérieur.
L'entourage de Jean-Bertrand Aristide
accuse les autorités électorales d'avoir
rejeté leur parti afin de favoriser une
nouvelle coalition proche de l'actuel
président René Préval, "Unité"."Notre
décision n'a pas de motivations
politiques. Elle est basée sur le code
électoral", s'est défendu Dorsainvil.
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Haïti: le parti d'Aristide pas autorisé à participer
aux législatives
Posté le: jeudi 25 novembre 2009 |
PORT-AU-PRINCE,(AFP) - Le parti "La
Fanmi Lavalas" ("La famille Lavalas", en
français) de l'ex-président haïtien
Jean-Bertrand Aristide, en exil en
Afrique du Sud, a été écarté de la
course aux prochaines élections
législatives en Haïti, a annoncé
mercredi le Conseil électoral (CEP).
Seize partis et regroupements de partis,
sur 66 inscrits, ont ainsi été écartés
par l'institution électorale haïtienne
des législatives prévues début
2010.Mardi, le mandataire du parti,
Maryse Narcisse, avait annoncé avoir
déposé une autorisation notariée fournie
par M. Aristide, secrétaire général du
parti, pour l'enregistrement au scrutin,
mais le CEP avait réclamé une pièce
originale.
C'est la deuxième fois que le parti de
l'ancien homme fort d'Haïti renversé par
un soulèvement armé en 2004 est écarté
des élections.En avril 2009, le parti de
M. Aristide n'avait pas été autorisé à
présenter de candidats aux législatives
partielles en raison d'un conflit qui
opposait deux courants sur la
représentation légale, en l'absence du
fondateur du parti.
Les élections législatives pour le
renouvellement de la chambre des
députés, environ 100 élus, et une
dizaine de sénateurs doivent avoir lieu
les 28 février et 3 mars prochains, a
annoncé le nouveau gouvernement haïtien
qui cherche 25 millions de dollars pour
l'organisation du scrutin. |
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Le parti d'Aristide exclu des prochaines législatives
haïtiennes
Posté le: jeudi 26 novembre 2009 |
PORT-AU-PRINCE,(AP).-La commission
électorale haïtienne a annoncé jeudi que
17 partis étaient exclus des
législatives de février 2010, dont Fanmi
Lavalas (Famille Lavalas), le très
influent mouvement de l'ancien président
Jean-Bertrand Aristide, aujourd'hui en
exil.
Le mouvement Lespwa, qui s'était formé
autour de la candidature de René Préval
à la présidence en 2004, est également
écarté.Richardson Dumesle, porte-parole
de la commission électoral, a expliqué
que les documents soumis par ces partis
ne convenaient pas. Les formations
politiques peuvent faire appel d'une
exclusion.
Destitué par une rébellion en 2004,
Aristide a dénoncé depuis son exil
sud-africain "un coup d'Etat électoral",
lors d'un entretien mercredi soir avec
Radio Solidarité."Nous avons fait tout
ce que nous étions censés faire", a
affirmé jeudi Maryse Narcisse, qui
dirige le conseil exécutif de Lavalas. "Nous
avons été exclus sans aucune raison".
Fanmi Lavalas avait déjà été exclu de la
présidentielle de 2006. Le parti avait
boycotté les sénatoriales partielles du
printemps dernier après la
disqualification de ses candidats pour
raisons techniques.Ce parti est l'un des
plus grands d'Haïti. Il jouit d'un fort
soutien parmi les classes pauvres de
Port-au-Prince.
La commission électorale a autorisé 53
partis à participer aux prochaines
législatives, qui sont programmées le 28
février mais qui pourraient être
repoussées afin de coïncider avec la
présidentielle prévue en 2010.Le
Parlement haïtien a choisi la semaine
dernière un nouveau Premier ministre.
Jean-Max Bellerive est le sixième chef
du gouvernement depuis 2004.
Les tensions restent vives dans le pays
où 9.000 casques bleus de l'ONU ont été
déployés après la rébellion de 2004. AP
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